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Philippe Amiel (né en 1956) ans est sociologue, juriste de la santé et avocat à Paris.

Sciences sociales de la santé

DESS d’ethnométhodologie et docteur en droit, il a créé l’Unité de recherche en sciences humaines et sociales (URSHS) de l’Institut Gustave-Roussy à Villejuif, qu’il a dirigée pendant 10 ans (1995-2015), produisant de nombreux travaux sur les “survivants” du cancer et leurs droits.

À l’intersection du droit et de la sociologie, il a travaillé sur les normes en santé et particulièrement sur l’organisation et le droit des essais cliniques (Des cobayes et des hommes : expérimentation sur l’être humain et justice, Paris, Belles Lettres, 2011).

Il a publié une Ethnométhodologie appliquée (Lema, 2010) et une édition (avec A. Fagot-Largeault) de l’étude de Pierre-Charles Bongrand sur l’expérimentation humaine (L’expérimentation sur l’homme, sa valeur scientifique, sa légitimité, Villejuif, Presses de l’Institut Gustave Roussy, 2011).

Il participe aux travaux de l’unité 1123 Inserm, Univ Paris-Diderot (ECEVE).

Juriste de la santé

Professeur des universités associé à Paris 8 de 2003 à 2009, il y a dirigé le DESS (puis master) de Droit des établissements de santé.

Il enseigne aujourd’hui à l’université Paris-Diderot où il a dirigé de 2015 à 2018 le DIU de Droit de l’expertise médico-légale (DIUDEM) qui formait les médecins à l’expertise médicale (experts judiciaires et médecins conseils de parties). Il poursuit l’entreprise de formation des médecins à l’expertise comme coordinateur de la qualification en Droit de l’expertise médicale délivrée par l’Association française pour la qualité de l’expertise médicale (AFQEM) et qui succède au DIUDEM.

Avocat des victimes

Passionné par la matière, Philippe Amiel a dédié l’essentiel de son activité d’avocat à l’indemnisation des victimes de préjudices corporels à la suite d’accidents (accidents médicaux, accidents de la route, notamment).

“Victimes de la maladie ou victimes de l’accident, le combat pour les droits les plus concrets exige, en plus de la technique, un engagement fort au côté des personnes. C’est exactement cela qui me motive”, déclare Philippe Amiel.

Philippe Amiel est chevalier dans l’ordre des Palmes académiques (2007).